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Partager les tâches en famille



"Mais je suis pas ta mère !"


Chez nous, cela s'est transformé en blague... Combien de fois me suis-je plainte de "devoir" tout gérer, au bord de la crise de nerfs ? Mille fois.


Jusqu'à ce que j'accepte d'être honnête avec moi-même et que je me rende compte que, si je "devais" tout gérer, c'était bien bien parce que :

  1. Je n'aimais pas demander, estimant que le travail à faire se voyait suffisamment.

  2. Je n'aimais pas déléguer, préférant que les choses soient faites à ma façon.

  3. Je ne supportais pas d'attendre, ne laissant pas à mes proches le temps de participer et faisant à leur place avant qu'ils aient le temps de réagir.


Effets délétères de ce comportement :

  1. Je râlais et me plaignais en permanence d'être débordée.

  2. Je critiquais leur travail et refaisais derrière eux.

  3. Je les infantilisais en faisant tout à leur place (d'où le "Je suis pas ta mère !" récurrent à l'attention de mon mari), bridant l'évolution de mon enfant vers l'autonomie.


En bref, je ne les motivais pas du tout à m'aider.

Étais-je en droit de me plaindre ? En fait non !

Si je me retrouvais à tout faire, c'était quand même beaucoup de ma faute...


Ça, c'était moi avant.

Maintenant ça va beaucoup mieux.


J'ai compris que :

  1. Les autres ne voient pas forcément ce qui doit être fait et ce qui me dérange ne les dérange pas forcément : le "gêne de la poussière" n'existe pas chez tout le monde !

  2. Le travail est fait même s'il n'est pas fait parfaitement.

  3. Chacun fonctionne à un rythme différent.


Alors, j'ai appris à :

  1. Demander de l'aide, gentiment et sans attendre d'être au bout du rouleau.

  2. Expliquer comment faire et où se trouve le nécessaire.

  3. Ne pas céder à l'impatience.

  4. Stopper en douceur celui ou celle qui monte l'escalier sans emporter ce qui attend sur les marches, ou quitte la table les mains vides.

  5. Féliciter et remercier tout en expliquant avec tact comment mieux faire la prochaine fois (si nécessaire).

Et surtout à ne pas refaire derrière les autres, au risque de les décourager définitivement !


Ne vous reconnaissez-vous pas un tout petit peu dans cette difficulté à lâcher prise ?

Si ce n'est pas le cas, je vous félicite et vous envie, car encore aujourd'hui mes anciens travers ressurgissent parfois, en particulier lorsque je suis fatiguée et les combattre me demande quelques efforts. On retombe vite dans les mauvaises habitudes...


Un peu de lâcher-prise permet de maintenir une ambiance bien plus sympa au sein de la famille. Partager les tâches génère un esprit d'équipe, responsabilisant et valorisant chacun de ses membres. Qui plus est, cela libère un temps précieux pour partager des moments tous ensemble. Finalement si tout n'est pas au carré dans la maison ce n'est peut-être pas si grave ?


Idées bonus :

  • Une réunion hebdo autour d'un apéro dînatoire pour discuter de l'organisation de la semaine à venir.

  • Une liste de tâches pour chacun à réaliser à son rythme dans la semaine (on peut même afficher un planning commun à cocher au fur et à mesure).

  • Une sortie en fin de semaine pour profiter du temps gagné grâce à ce travail d'équipe.


N'hésitez pas à commenter pour raconter les astuces que vous avez mises en place au sein de votre famille pour partager les tâches dans la bonne humeur ;-)



Olivia pour



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